
Il n'y a pas si longtemps, la santé mentale était une notion presque absente du monde du travail. Invisible. Taboue. Comme si le psychique ne faisait pas partie du « faire » professionnel. Pendant des décennies, la santé au travail s'est concentrée sur le physique : accidents, troubles musculo-squelettiques, pénibilité visible. Le mental, lui, relevait du privé. Au mieux, d'un sujet individuel. Au pire, d'un signe de faiblesse.
Autrement dit : si ça allait mal dans la tête, ce n'était pas le sujet de l'entreprise.
Puis, lentement, le discours a commencé à évoluer. Les études se sont multipliées. Les chiffres aussi. Entre 2007 et 2019, les données de Santé publique France montrent que les troubles anxieux et dépressifs liés au travail ont fortement augmenté, jusqu'à doubler dans certaines catégories socioprofessionnelles. Mais c'est surtout un événement qui a fait basculer la perception collective.
La pandémie de Covid-19
Confinement, télétravail massif, isolement, incertitudes économiques, frontières floues entre vie pro et vie perso.
En quelques mois, le travail est entré dans les foyers, et parfois dans les nuits.
Résultat :
Le travail n'était plus seulement un cadre : il devenait un facteur de pression permanent.

Aujourd'hui encore :
Mais ce sont surtout les cadres et managers qui concentrent les signaux d'alerte. Les dernières études de l'Apec montrent que :
Autre indicateur frappant : 7 dirigeants sur 10 déclarent être confrontés à des problèmes de santé mentale au sein de leurs équipes, avec des impacts directs sur l'organisation du travail : arrêts maladie, désengagement, tensions internes.

Cette crise n'est pas liée à une fragilité individuelle. Elle est structurelle, et désormais multifactorielle. Les causes sont aujourd'hui clairement identifiées :

Les cadres cumulent production, pilotage, reporting, gestion humaine… souvent sans réel droit à la déconnexion. La surcharge de travail est citée comme première cause de mal-être, et elle touche deux fois plus souvent les cadres que les non-cadres.
Chez les managers, la pression est encore plus forte : objectifs élevés, responsabilités multiples, et peu d'espaces pour relâcher la charge mentale.

Pression sur les résultats, injonctions paradoxales (« faire plus avec moins »), accélération permanente des rythmes de travail. À long terme, ce stress non régulé entraîne :
Mais ce stress professionnel est désormais renforcé par un autre facteur clé : la pression financière.

Depuis plusieurs années, le coût de la vie augmente plus vite que les salaires. Inflation sur l'alimentation, le logement, l'énergie, les transports : pour une large partie des salariés, finir le mois est devenu une source de stress permanente.
Les chiffres sont parlants :
Le stress financier est aujourd'hui identifié comme l'un des principaux facteurs aggravants de la santé mentale, au même titre que la surcharge de travail.
Autrement dit : quand l'effort professionnel ne permet plus de maintenir un niveau de vie stable, la pression mentale explose. Le travail devient alors un espace de double tension :
À cette pression globale s'ajoutent les relations de travail dégradées. Plus d'1 cadre sur 4 identifie :
comme des sources majeures de souffrance psychologique.
Dans des contextes déjà tendus, ces frictions deviennent des déclencheurs de décrochage mental.
Cette accumulation de facteurs produit des effets très concrets :
Ce n'est plus une crise silencieuse. C'est une crise de l'organisation du travail… amplifiée par une crise du pouvoir d'achat.
Cette dégradation ne touche pas tout le monde de la même manière. Les études montrent que :
La santé mentale agit comme un révélateur des déséquilibres invisibles du monde du travail.
Trois obstacles persistent :
Le tabou :
Parler de santé mentale est plus accepté… mais encore risqué. Beaucoup de salariés craignent l'impact sur leur image ou leur carrière.
L'écart entre discours et réalité :
Les politiques de « bien-être » existent, mais les moyens concrets ne suivent pas toujours : peu de prévention, peu de formation managériale, peu de solutions accessibles.
La multiplication des facteurs de stress :
Pression économique, transformations rapides, incertitude, surcharge informationnelle. Le stress n'est plus ponctuel, il est installé.

La santé mentale n'est plus un sujet RH périphérique.
Elle impacte directement :
Les entreprises qui avancent ne se contentent plus de gérer des crises.
Elles investissent dans la prévention, le soutien concret et une culture managériale plus durable.

Résultat : Des collaborateurs mieux accompagnés, des entreprises plus attractives, et une approche du bien-être concrète, durable et mesurable.

Testez la plateforme N01ZET avec un focus bien-être & sport !
Demandez votre démo personnalisée
33 rue La Fayette, 75009 Paris
Gérer mes préférences | Me désabonner de tous les e-mails
Vous recevez cet e-mail car vous vous êtes inscrit à la newsletter du Bulletin du Pouvoir d'Achat by N01ZET